samedi 11 décembre 2010

Présentation par Caméras Animales

Les éditions Caméras Animales soutiennent la publication de l’un de leurs co-fondateurs, aux éditions Le Grand Souffle.

La vie naît des murs, le sang des enfermements. Un pas de côté, un pas à côté de ce monde et l’on est seul. Un deuxième pas et l’on est perdu même pour la nuit, on ne voit plus aucune route. Un troisième pas de côté et l’on flotte dans le vide total, plus de force d’attraction, plus de pesanteur, de sens ; plus de contact également, plus rien sinon le vertige du vide, de la solitude, plus rien sinon une dérive rêvant à sa propre désintégration. Puis ce ne sont plus un ou deux pas à côté de leur monde, mais dix, vingt, trente, l’on tente, dans les ténèbres, un sprint les yeux fermés, parfois l’on meurt, parfois l’on se réveille dans une clairière où l’on n’est plus seul, une clairière où échouent des semblables qui ont fait un sprint de côté, une clairière des mutants, des seuls, des externés, et ceux-ci forment quelques heures, quelques jours, une communauté d’asociaux, de marginaux, de rebelles, de rejetés. Inadaptés car trop perceptifs et trop libres ; forts car habitués à fonctionner sans compréhension, sans soutien, sans amour et sans argent. Anaérobiose.


Trop littéraire pour les rockers, trop rock pour les littéraires, l'écriture de Mathias Richard évolue dans un espace qu'il s'est créé lui-même.


On aura une ode à la nouvelle "nature", les récits de voyages robotiques, de perpétuels déplacements, des successions de rencontres, de traversées de villes, d'appartements, de campagnes, de concerts, d'explorations sensorielles, le récit de la recherche d'actes libres dans une quête intime toujours renouvelée.

« Anaérobiose, un texte sensitif par excellence ; un texte cœur, sexe, main, bouche âme et œil tactiles d’un périple en tous sens, et par tous les sens entrepris. (…) Jouissif ! Dionysiaque ! ... » (Régis Nivelle, Le Mort-Qui-Trompe, janvier 2009)

« Mathias Richard poursuit son exploration du monde contemporain comme lieu d’asphyxie pour la vie, comme lieu concentrationnaire, qui implique des mutations tant comportementales qu’organiques des individus soumis à son emprise.
Anaérobiose est une histoire de trajets, de voyages, de déplacements, d’une vie qui recherche des lieux de respiration, pour ne pas s’amenuiser dans la réalité de la "cité sombre". » (Philippe Boisnard, Libr-critique, janvier 2009)

jeudi 4 juin 2009

Chronique dans Openmag (juin 2009)

Chronique d'Anaérobiose dans Openmag (magazine gratuit distribué en Fnac) par Mathilde Janin.

"Livre à lire en avalant un maximum de route (le tout dans la vitesse, si possible). On est presque dans un roman cyberpunk sauf que : pas de science-fiction, ici. Un livre jouissif et fiévreux."

Lien vers scan de la chronique : -ici-

jeudi 12 mars 2009

Entretien sur Obskure.com

Mathias Richard est interviewé par Sylvain Nicolino pour le site Obskure.com :
http://www.obskure.com/fr/dossier-kulture.php?id=100

samedi 7 mars 2009

Anaérobiose est un terme scientifique désignant la vie sans oxygène, la vie qui se développe sans oxygène.
Tout ce dont nous avons besoin n'existe pas, il nous faut le créer.
Les anaérobioses, poches de vie découvertes à travers différentes expériences, poches de vie se développant "sans oxygène", s'opposent en antidote à l'anaérobiose au singulier (le climat ambiant global).
L'errance dans la ville ; les thèmes croisés des devenirs-robot et des devenirs-vampire, fascination de ces devenirs ; la technologie et la ville comme nouvelle "nature" ; l'expérience orgiaque de la fête ; la mécanique du voyage, du déplacement ; la recherche de communautés possibles, même éphémères.
Anaérobiose est la description d'un moment de compréhension, télescopant mémoire, présent et anticipation, action et pensée, dans l'acte médiumnique de l'écriture. Non pas médiumnique au sens surnaturel, mais au sens d'opérer la synthèse des percepts et des concepts, la synthèse des infos-perceptions-pensées à un moment donné. Ce moment de compréhension est une "épiphanie négative" : il n'y a pas d'autre solution que de créer soi-même les conditions de sa survie, car le salut ne viendra pas d'ailleurs.

samedi 21 février 2009

Chronique sur Obskure.com

"Anaérobiose, sorte de roman compilation jouissif et explosif."
"Il s’agit d’être déviant et par là de se laisser dériver, au propre (voyages multiples), comme au figuré (laisser venir l’écriture)."
"Le point le plus dense du livre est atteint avec la mise en scène de Melrobor ou Vampor, doubles de l’auteur, narrateurs fantasques et obsédés par les étreintes peu avant l’aube et vivant de préférence la nuit. "
"Parcours physiques et mentaux terriblement évocateurs ."

Lire la chronique complète de Sylvain Nicolino :
http://www.obskure.com/fr/dossier-kulture.php?id=98

dimanche 15 février 2009

Couverture

L'illustration de la couverture du livre a été créée par l'artiste G.cl4renko.
Son site : http://www.fuckmyhead.net/

Salon du livre

Mathias Richard est invité au Salon du Livre pour un entretien avec Isabelle Rabineau suivi d'une lecture sur le stand du Lecteur Studio SNCF (interview et lecture seront ensuite disposés sur le site de la SNCF et celui du salon du livre).
Samedi 14 mars de 18h30 à 19h

Extrait sur Plexus-s.net

Un extrait d'Anaérobiose est lisible sur Plexus-s.net, le blog de Mathieu Brosseau :
http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article91

Brève sur Libr-critique

« Mathias Richard poursuit son exploration du monde contemporain comme lieu d’asphyxie pour la vie, comme lieu concentrationnaire, qui implique des mutations tant comportementales qu’organiques des individus soumis à son emprise.
Anaérobiose est une histoire de trajets, de voyages, de déplacements, d’une vie qui recherche des lieux de respiration, pour ne pas s’amenuiser dans la réalité de la "cité sombre". »

Lire la brève complète de Philippe Boisnard :
http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=1202

Article de Régis Nivelle

« Anaérobiose, un texte sensitif par excellence ; un texte cœur, sexe, main, bouche âme et œil tactiles d’un périple en tous sens, et par tous les sens entrepris. (…) Jouissif ! Dionysiaque ! ... »

Article complet sur :

http://www.lithoral.com/

http://www.le-mort-qui-trompe.fr/

http://www.onlit.be/

Blog revue Tina

Mention de Anaérobiose par Emilie Notéris sur le blog de la revue Tina

http://revuetina.blogspot.com/2009/01/anarobiose.html

Présentation par l'éditeur

Anaérobiose : la vie sans oxygène, la vie qui se développe sans oxygène

Devenir-vampire. Devenir-robot. Anaérobiose est l’initialisation d’un corps-machine de guerre désirante, par le biais de dérives visionnaires qui évoquent celles d’un Kerouac troisième millénaire. Tout ce dont rêve Melrobor/Vampor, tout ce dont il a besoin, n'existe pas ; il lui faut le créer.

« Le seul moment sur cette Terre où il est réellement à l'aise c'est quand tout le monde est saoul et fou, car alors les autres s'abaissent et rejoignent son état intime permanent de fuite vers l'inconnu ».

« Je veux connecter les parties les plus extrêmes de mon cerveau. Connecter la partie la plus primitive avec la partie la plus récente et expérimentale ».

Redéfinissant la Nature jusqu’à l’ultimatum, ce récit à la fois emblématique d’une génération asphyxiée et qui creuse une nuit solitaire, est écrit par une caméra animale, au rythme enfiévré d’un riff déchirant de guitare rock.

Né en 1974, Mathias Richard est écrivain, chanteur et musicien.
Son premier livre, Musiques de la révolte maudite, publié chez Caméras Animales, a connu un succès critique marqué.